La Sourate Al-Wâqi’a pour la Richesse : le Secret des 40 Nuits contre la Pauvreté

La sourate que le Prophète ﷺ a désignée contre la pauvreté
Quand on cherche une sourate pour la richesse, on trouve mille recettes. Mais il n’existe qu’une seule sourate que la tradition rapporte avoir été désignée nommément contre la pauvreté. ‘Abdullâh ibn Mas’ûd, sur son lit de mort, refusa qu’on s’inquiète pour la subsistance de ses filles. Il répondit :
« J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : celui qui récite Al-Wâqi’a chaque nuit, la misère ne le touchera jamais. »
Al-Wâqi’a (« L’Événement », n°56) — سُورَة الْوَاقِعَة — est la sourate de la richesse dans toutes les chaînes de transmission de la voie, d’Orient en Afrique de l’Ouest. Voici pourquoi, et surtout comment la pratiquer.
Pourquoi cette sourate porte le secret de l’abondance
Al-Wâqi’a n’est pas un talisman : c’est une architecture spirituelle. Elle décrit le jour où l’humanité sera triée en trois groupes — les rapprochés, les gens de la droite, les gens de la gauche — puis pose sept questions qui sont le cœur de son secret : l’eau que vous buvez, est-ce vous qui la faites descendre ? La semence que vous semez, est-ce vous qui la faites pousser ? Le feu que vous allumez…
Celui qui récite ces versets chaque nuit voit se graver en lui une certitude : le Pourvoyeur est Un, et les créatures ne sont que des portes. Or dans la science des maîtres, la richesse fuit l’anxieux et vient au certain. Al-Wâqi’a ne « donne » pas l’argent — elle transforme le récitant en réceptacle que le rizq (la subsistance) peut remplir.
La pratique de la nuit : la méthode complète
- Quand : chaque nuit, entre maghreb et le coucher — les anciens privilégiaient après ‘ishâ’ ;
- Combien : une fois par nuit suffit — c’est la régularité qui scelle le secret, jamais la quantité ;
- Le cycle : 40 nuits sans interruption pour la première ouverture — le chiffre de la maturation dans toute la tradition ;
- L’intention : non pas « devenir riche », mais être mis à l’abri du besoin et pourvoir aux siens — la nuance est la clé de l’exaucement ;
- si une nuit est manquée, on ne s’arrête pas : on répare le lendemain par une aumône, même minime, et l’on poursuit.
Le Nom qui accompagne : Yâ Razzâq (308)
Dans le Shams al-Ma’ârif, Al-Bûnî associe la subsistance au Nom Ar-Razzâq (الرَّزَّاق — « Le Pourvoyeur Constant »), de valeur numérique 308. La pratique conjointe démultiplie l’effet de la sourate :
- Yâ Razzâq — 308 fois après la récitation d’Al-Wâqi’a, ou après la prière de l’aube ;
- le moment le plus propice : l’heure de Jupiter (Al-Mushtarî, le Sultan des Fortunes, gouverneur d’Ar-Razzâq), particulièrement le jeudi — vérifie l’heure exacte selon ta position sur notre Calendrier Astrologique Islamique ;
- pour un commerce : réciter Yâ Razzâq 308 fois sur le lieu de vente avant l’ouverture, 7 jours de suite.
Le deuxième pilier : l’istighfâr de l’abondance
Peu le savent : le verset le plus explicite du Coran sur l’enrichissement n’est pas une demande de richesse — c’est une demande de pardon. Nûh (Noé) dit à son peuple :
« Demandez pardon à votre Seigneur : Il est grand Pardonneur. Il enverra sur vous le ciel en pluies abondantes, et vous accordera des biens et des enfants, et vous donnera des jardins et des rivières. » (Nûh, 71:10-12)
L’Imâm Al-Hasan al-Basrî recevait ceux qui se plaignaient de pauvreté, de sécheresse ou de stérilité — et à tous il prescrivait la même chose : l’istighfâr. La pratique : 100 fois « Astaghfiroullâh » matin et soir, en accompagnement des 40 nuits d’Al-Wâqi’a. Le pardon dénoue ce que les fautes ont noué dans le rizq.
Le travail des chiffres : les multiplications du rizq
Au-delà du zikr simple, la tradition d’Al-Bûnî opère sur les valeurs numériques elles-mêmes : multiplication (darb), combinaison des Noms (jam’) et répartition (bast). Pour la subsistance, voici les opérations transmises :
- Le grand takthîr du Pourvoyeur — Yâ Razzâq vaut 308 et s’écrit avec 4 lettres (ر ز ا ق). Quand le rizq est noué depuis des années : 308 × 4 = 1232 répétitions, réparties sur 4 jeudis consécutifs (308 par jeudi, à l’heure de Jupiter).
- La combinaison du don inattendu — Yâ Razzâq (308) + Yâ Wahhâb (« Le Donateur sans contrepartie », 14) : 322 fois « Yâ Razzâq Yâ Wahhâb » quand on a besoin d’une provision qui ne peut venir d’aucune cause visible.
- La combinaison de l’ouverture du gain — Yâ Fattâh (489) + Yâ Razzâq (308) = 797 fois « Yâ Fattâh Yâ Razzâq » pour un commerce qui n’attire plus : on ouvre d’abord la porte, puis on fait descendre la provision.
- Le bast des 40 nuits — les maîtres répartissent 797 sur le cycle : 20 par nuit pendant les 40 nuits d’Al-Wâqi’a (20 × 40 = 800, les 3 dernières la nuit finale en scellement). La sourate creuse le lit ; le nombre y fait couler l’eau.
Ces opérations ne s’improvisent pas : un seul objectif par cycle, à l’heure planétaire juste, et jamais pour un gain illicite — le chiffre amplifie la demande, y compris ses défauts.
Ce que la richesse coranique exige en retour
- Le licite avant tout — Al-Wâqi’a n’ouvre jamais un gain illicite ; elle peut même le fermer pour protéger le récitant ;
- La part des pauvres — dès la première ouverture, donner : l’aumône est la serrure qui empêche l’abondance de repartir ;
- La discrétion — les ouvertures qu’on étale s’assèchent ; celles qu’on tait grandissent ;
- Le travail — la sourate bénit la main qui agit, elle ne remplace pas la main.
Ces pratiques relèvent des adhkâr licites de la tradition : elles ne dispensent ni des obligations religieuses, ni de l’effort, ni des causes matérielles.
Pour approfondir la science des Noms de la subsistance — valeurs, heures et carrés — le Grimoire des 99 Secrets t’attend, et la série des Ṣifātullāhi se poursuit.
Que Ar-Razzâq élargisse ta subsistance et celle des tiens. — Maître Zalasrar
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